Chronique de Moorè

SUICIDE D’ETUDIANTS : les universités publiques du Burkina. De Temple du savoir au cimetière estudiantinLa mort est un phénomène naturel et même inévitable.

Toute âme goûtera à la mort, nous dit le saint coran. Mais lorsque la mort devient très fréquente dans un même espace géographique, il y a raison de s’inquiéter. Et pire encore si celle-ci est provoquée. Dans ces derniers moments, la mort est devenue monnaie courante dans les universités publiques du Burkina. Les causes en sont multiples : des maladies jusqu’à la plus atroce c’est-à-dire le suicide en passant par les accidents de circulation. Pour cette année dans seulement 3 de nos universités, on dénombre cinq cas de suicide. Trois à Ouagadougou (UJKZ), un à Koudougou (UNZ) et un à Bobo (UNB).Le phénomène ne se limite plus à l’université car les élèves semblent emboiter les pas de leurs grands frères. En effet, les établissements scolaires sont dans ces derniers temps le théâtre de scènes tragiques. Dans la nuit du 27 février, un élève de Banfora a été mortellement poignardé par son camarade de classe. Deux jours plus tard, un élève du secteur 15 de Bobo-Dioulasso en classe de 3ème s’est suicidé par pendaison.Face à ce phénomène plus besoin de se demander ce qui poussent les étudiant au suicide car comme le dit un dicton philosophique, tout le monde cherche le bonheur même ceux qui vont se pendre. Certains de ceux qui se sont suicidés se plaignent de leur situation de vie. A cela il faut ajouter le manque de repère. Lorsqu’on jette un regard vers l’avenir il y a raison d’être stressé, désenchanté et désabusé.Alors que ce phénomène fait ravage dans les universités, les responsables font sourd oreille, comme si de rien n’était. Aucun responsable ne s’est prononcé sur ce fléau pour l’instant. Les élèves et les étudiants sont l’avenir d’un pays. Ils constituent même le socle du développement d’un pays. Alors leur formation est un impératif pour les dirigeants du pays. Ce n’est donc pas trop demander à l’Etat principalement au ministère de l’éducation que de se consacrer à ce fléau en proie de nos universités et établissements scolaire. Au moins des conférences publiques dans nos universités sur ce thème pourrait atténuer la situation, en attendant de mettre en place des cellules d’écoute dans les établissements. Une sortie de son excellence Monsieur le président sur cette affaire accorderait une autre tournure à la chose. Les élèves et les étudiants se réjouiront de voir leur préoccupation prise en compteFaute de quoi, ce phénomène continuera libre court et la suite peut être plus catastrophique.

S. SAVADOGO

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